Amy Winehouse… Back To Black…

Ce corps dévasté par les substances c’était sa « soul »…son inspiration d’âme qui brillait nos vies…
Un soleil noir trouant l’azur des cieux de sa percée de comète…
Astre noir irradiant la fade pop anglaise de sa noirceur pour notre plus grand bonheur…
Un drap de lumière en des fureurs languides…
Sa chair qui resplendit la sombre incandescence de notre désœuvrement.
Un pur négatif qui brille l’authenticité de la mort comme Ian Curtis ou Jim Morrison le firent jadis… scellant la gravure du mythe à ce corps de 27 ans…
Son corps extasié, crucifié aux illicites chimies fut notre étrange fascination…De carne Christi…
Ce corps christique amaigri et ravagé par la cocaïne, l’extasie, l’héroïne, le crack, et la kétamine craquelant aux rythmes des ses atteintes à la pudeur de nos âmes…
En d’alcool vapeurs qui la rendais si légère et que de chimies diverses l’exaltait comme une chienne divine ; se déshabillant comme un jet de sperme rayant la nuit de son éclat ; de sa peau brillant la lune de l’éclair, comme la fulgurance de la foudre…
Beauté de l’aube qui resplendissait nos crépuscules d’un évanouissement ardent…on voyait nos émois périr d’extase dans ses yeux de lynx…
Le MDMA qui surgissait dans ses veines fondait la nuit en larmes pour nous tous…
Comment ne pas oublier la chair de sa beauté aux premiers jours de ses prises d’héroïne : blancheur opaque d’une transparence de sainte ; les premiers divins jours du souffle du dragon avant la sombre lueur de la mort qui brillait l’ombre de son addiction au crack de sa vie…
Vampiré et drogué à la fois…d’addiction aux sangs et à la drogue dans la synergie brisée la plus totale. Le vampire injecte ses dents comme le drogué sa seringue, un subtil d’érotisme enivrant…: en transit par la froideur de la mort avant l’injection avide du « rush »… toute femelle d’héroïne injectée en mal par son mâle…Elle qui fut tellement belle, pour un moment exquis.
Une spirale de femme à la juive beauté de toutes les races…
Amy fut une complexion parsemée de courtes étoffes à la modalité nécrophile d’ « Annabelle Lee » d’Edgar Poe ou par ces « Femmes pâles noyées dans le satin » de Baudelaire…
Une nymphe gothique se perdant dans les brumes incendiaires de l’esprit pour nous sauver à son corps de voix…
De ses gestes qu’elle esquissait en mille tracées éphémères… des mille et une nuits de sa grâce qui donnait tant de passion à nos airs de solitude…
Dionysienne femelle de style féline par une valse joyeuse qui nous resplendissait la nuit d’une élégance secrète… d’une rigueur argentée…d’où la masse de ses longs cheveux bouclées en voie lactée venait lui manger le visage en de serpentines voraces…
Une teint de porcelaine à damner un saint, par ses prunelles dilatées par l‘extasie tremblant ses paupières en un battement d’ailes, jouant à sa perfection entre la soumission et l’imploration extasiée… par ses lèvres entrouvertes comme pour demander grâce, enivrante soumission…
Sa peau fragile d’ivoire comme des colombes qui s’envolent…
La douceur, l’enflure de ses lèvres et la coulée laiteuse de sa fluide nudité…
Peau de lune sur un perlée saturée comme notre seule espoir…
Elle avait l’éclat diaphane des porcelaines qui donnait corps à son visage comme illuminé de l’intérieur par un ravage inassouvissable…
Elle qui avait aussi la multitude noirceur des anges aux regards vifs, dansant le secret de l’heure de minuit…
Une de ces vampiresses cherchant la lumière en d’impures figures érotiques par une silhouette de thanatos.
Elle qui cultivait tous les moments d’une dialectique brisée par un soleil de lune…
Une déesse pincée d’éros aux ombrages extrêmes d’une éclosion négative…
Elle qui fixait en habit, corps et gestes, une ambiance de théologie négative : cacher pour mieux montrer, taire pour mieux dire, révéler pour mieux obscurcir. Plus elle avançait vers la lumière, plus c’est le recul de l’obscurité qui s’affirmait. Là où l’on l’attendait en une hypostase de lumière remplie et accomplie, il n’y a eu qu’aurore, ombre et brisure…
Une bacchante assoiffée de nudité…
Son corps cherchant et languissant en un fleuve d’opiace succulence…
L’histoire de nos nuits se répétera à la nuit fuyante de sa mort, comme pour répéter la notre en sa communion…
Luxure, trash et volupté…Amy for ever…

Bernice (33 ans…)

 

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