mina tindle muze

En 2012, vous découvriez Mina Tindle dans nos pages. Nous avions rencontré l’artiste quelques mois plutôt, fin 2011. Son EP en poche, elle peaufinait son premier album, Taranta. Depuis, cette autodidacte a à son actif un second album Parades (Believe) et une foule de fans à ses trousses. Il faut dire que la jeune femme a un véritable talent. Avec sa pop élégante mêlée de folk, la précision de ses arrangements et la beauté de ses mots, elle séduit sans effort.

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Si son premier album avait fait circuler son nom dans le monde de la musique, si la critique s’émerveillait, la rencontre avec le public débutait à peine. Le disque Parades engendre plus encore que son aîné une communion profondément viscérale avec ses auditeurs. Toute la finesse de la musique de Mina Tindle frappe au coeur.
Il y a dans les douze titres de Parades une sensualité lumineuse (comme dans le morceau Ta peau) qui confine à la transe. L’artiste explique dans sa biographie « Je suis méditerranéenne d’origine. La musique me bouleverse dans ce qu’elle a de sensuel, dans tout ce qu’elle représente comme images, comme couleurs. Avec Parades, j’avais envie de faire un disque d’essence, qui sache capturer les sens. Je suis une contemplative active par le goût, la vue comme le toucher.» Le pari est réussi tant l’écoute de cet opus appelle images et sensations.
La trentenaire a construit son album autour du thème de la rupture, amoureuse avec Pas les saisons, Je sais, A Séville, sociale et psychologique avec les sublimes Taranta. Mention spéciale pour le délicat Plein nord, pour l’enlevé, l’engageant et le féerique I command.
Comme dans son précédent album, Mina Tindle chante en français (majoritaire ici cependant) et en anglais. Le titre Je sais mêle par exemple les deux langues. Mais qu’importe la langue, chez Mina Tindle les mots sonnent, tourbillonnent et résonnent dans des sonorités remarquablement maîtrisées. On s’arrête parfois sur une phrase qui finit par tourner en boucle dans nos têtes : « La démence a des reins Je me souviens », « Mais sans cette voix qui te rappelle à l’ordre Les routes seraient bien plus droites Et les envies au nord » ou encore « Qui me rappelle qu’on a vu grand Que ces vies c’est pour les croyants ». Dans le fascinant The Curse et le délicieux Taranta, les tempos que l’artiste impose à ses notes de musique comme à sa voix déclenchent des tourbillons d’émotions où le corps se voit embarqué dans une danse folle et libérée. Ces ritournelles émerveillent ou soulèvent de terre, comme les morceaux I command ou Seaside, un cri puissant et entêtant. Cependant avec Mina Tindle, les envols et les chaînes brisées sont également teintées de délicatesse. Les balades sont présentes, comme Madonne, titre dans lequel « le temps délébile nos heures, le ciel violine l’humeur » ou l’intime Dehors.

Mina Tindle livre avec Parades un petit bijou. Même si l’addiction opère autour de ce disque, espérons que le troisième ne se fera pas attendre deux ans…

Taranta, premier single de l’album Parades

Medley (Pas les saisons, I command, A Séville, The curse) Green Lagoon live session

 

Mina Tindle, Parades
Déjà dans les bacs
Label : Believe
Site officiel : minatindle.com
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Anne-Laure Bovéron, muze
Photo : Mina Tindle
Anne-Laure Bovéron, Fnac Live 2014

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