theodore paul gabriel muze

Theodore, Paul et Gabriel n’en sont pas à leur coup d’essai. Les trois artistes ont attiré l’attention dès 2011 et ont confirmé leur magnétisme en 2012 avec leur premier album, Please her, please him. Elles reviennent en ce mois d emars 2015 avec We won’t let you down (Belleville Music).

Les trois membres de ce groupe jouent avec d’apparentes contradictions : elles sont françaises mais chantent en anglais, elles vibrent aux sons des légendes mais proposent des sons très contemporains, et bien sûr, elles se présentent sous des prénoms d’hommes mais sont des femmes… Au-delà de ces prénoms, d’un look androgyne et de tenues de dandys, elles n’ont rien à envier aux artistes masculins. Leur musique encore moins. A elles trois, elles dynamise et dynamitent la jeune scène française. La pop délicate, revigorante et élégante de Pauline Thomson, Clémence Gabriel et Louise Découflé se passe à merveille de toute intervention masculine.

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Le second album du trio formé initialement en 2009, We won’t let you down, est tout simplement une merveille. Il offre un élan joyeux, libéré et communicatif. Avec elles, l’auditeur exulte. De titres en titre, une joie contagieuse, un brin rageuse, se propage. Avec des tempos séduisants quasi subjuguant (DarlingThe Dalloways, Another sun, Soul train), de la délicatesse (The bet, Every hour of the day, Inky Girls) et la touche rocailleuse des interprétations (Does it matter now), de la vitalité (We won’t let you down, In our dreams et Are you gonna love me) et même sa petite touche d’ironie (Your Majesty) cet second opus enthousiasme comme par magie, sans effort, sans claquement de sabots. Il y a dans ce disque de l’évidence, parce qu’il s’adresse aux émotions avant de titiller l’esprit, et une grande cohérence qui se déploie à chaque nouvelle écoute. Cette fois encore, le trio a su mixer le rock et la folk des sixties et des seventies, leurs influences multiples (de Janis Joplin aux Beatles, en passant par Bob Dylan, les Flaming Lips et Simon & Garfunkel) et des sonorités modernes composées à la guitare, à la basse et à la batterie. Au creux des douze titres se révèlent par ailleurs un véritable hommage à la pop anglaise. D’ailleurs, Theodore, Paul et Gabriel ont enregistré ces pistes en Angleterre, à Londres plus précisément !

Premier extrait : The bet

Et une vidéo maison en attendant le clip officiel de Darling (Darling)

 

Elles n’ont pas trente ans, et elles font déjà preuve, sur ce qui n’est qu’un second album, d’une maturité musicale épatante. Elles révèlent haut la main, avec un naturel déconcertant, le pari : « On dit souvent de notre génération qu’elle est blasée, sans espoir et recroquevillée sur elle-même, mais nous, dans cet album, on voulait dire exactement l’inverse. » Elles ajoutent « C’est un album solaire et plein d’espoir ; on voulait donner envie de se battre, de se serrer les coudes et de partir à l’aventure. » Pas de doute, dès la première écoute, nous sommes prêts, en rang derrière elles, souriants, voix et corps déliés, paroles de We won’t let you down aux lèvres, jamais lassé ni rassasié par ces 40 minutes d’évasion solaire.

 

Sans titre-1

We won’t let you down, dans les bacs le 9 mars 2015
Site officiel : www.theodorepaulgabriel.com

Anne-Laure Bovéron, muze

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