rlj2016

Nathalie Gendrot
Le monde sensible
L’Olivier (183 pages, 16 €)

Courant à un rendez-vous amoureux, une jeune femme est victime d’un grave accident. Rivée au lit d’hôpital sur lequel elle se réveille lentement, tuyautée de partout, sa perception du monde revient par touches minuscules, entre deux doses de morphine. Ce récit est celui de son retour progressif à la vie « normale » (premiers pas, retour à la maison, au travail) qui, de toute façon, ne sera plus jamais la même après une telle aventure. Narré à la première personne, d’une écriture parfaitement ciselée, entre la précision des détails réalistes et la poésie du monde onirique d’un esprit embrumé, ce premier roman marque la naissance d’une auteure à suivre.

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Stéphanie Vermot-Outhenin
La Straniera (176 p, 16 €)
Editions de la Grande Ourse

La Straniera, l’étrangère, c’est que fut Marianne durant les années qu’elle vécut en Italie auprès de Claudio son mari et de son fils Lo. Mais la voici de retour dans le Jura auprès de Lorette, sa grand-mère qui l’a élevée. Marianne est en souffrance. Son mari lui a annoncé qu’il la quittait pour une autre femme et dans sa colère, elle a commis un geste qu’elle estime irréparable. Rongée par la culpabilité, elle s’est retirée pour ne plus vivre qu’à moitié. Au fil des jours, elle explore sa propre enfance et l’attitude de sa mère, Dominique qui fut absente et distante. Car Dominique, elle aussi, s’est sentie coupable toute sa vie d’une faute commise durant la guerre. A travers ces générations de femmes, l’auteure explore ce poison de la culpabilité, se demande à quel point il est susceptible de se transmettre au sein d’une lignée, et comment s’en débarrasser une bonne fois pour toute !

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Stéphanie Janicot, rédactrice en chef

 

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